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Les éditos :

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Avertissement : les éditos n'engagent que leurs auteurs respectifs, ni l'ensemble du LUG68, ni les autres associations libristes du département.

Une question de confiance

Tout le monde se rappelle du serpent Kâ, dans le Livre de la Jungle de Disney, et son fameux chant envoutant : "Fais confiiiiance, croît en moi... Que je puisse veuiller sur toi...".

Et ben la technologie informatique moderne, c'est exactement pareil !

Comme le nucléaire des Inconnus : c'est d'abord et avant tout une question de confiance !

Nos véhicules devenant des ordinateurs sur roues, posons la question qui fâche : «Êtes-vous prêts à monter demain, à bord d'un taxi autonome, avec votre famille, mettant votre vie et celle de vos proches sous la houlette d'un programme complètement con ?»

Parce que oui : on a vu dernièrement des taxis autonomes qui n'arrivaient plus à communiquer avec internet, et qui se sont retrouvés bloqués au beau milieu de la circulation, confondant des feux tricolores avec une priorité à droite.

Et ce n'est pas une exception de comportement routier : freinages fantômes, accélérations fantômes, changement de lignes fantômes, mises à jour fantômes...

Quand on y pense, l'animé «Ghost in the Shell» (fantôme dans la coquille) n'est pas si loin de la réalité : nos machines sont véritablement «hantées» par des comportements «fantômes» que de toute évidence, nous ne maîtrisons pas ou plus !

Ne cherchez pas d'IA au cœur de votre véhicule devenu «intelligent» : le calculateur embarqué n'en a pas les ressources, et son programme interne ne vole pas plus haut qu'un système expert, à qui on demande un comportement parfaitement prévisible, de type «SI tu écrases une potentielle belle-mère, ALORS n"oublie pas la marche arrière !»

Plus sérieusement, pas la peine d'être un expert en informatique pour comprendre que ce fonctionnement linéaire et statique reste fondamentalement incompatible avec les nombreux aléas de la route, qu'ils soient humains, matériels, météos, ...

Ainsi le pauvre système expert embarqué n'est pas à la hauteur des ambitions, et la «fée IA» d'avoir déjà conduit prématurément nombre d'inconscients dans de jolies boîtes en sapin.

Combien exactement ?

Secret défense bien sûr !

Il ne faut surtout pas effrayer les acheteurs potentiels de ces joujoux électriques aux performances de supercar.

Les airbags Takata l'ont prouvé : il ne faut jamais effrayer un cobaye de laboratoire avant de l'utiliser - il risquerait de stresser et de fausser les résultats !

On pourra rétorquer à cet argumentaire que le programme embarqué a déjà anticipé certaines situations dangereuses avant l'humain, et sauvé nombre de vies dans certaines situations, ce qui est exact.

Mais de là à oser prétendre que la machine serait devenue plus fiable que l'humain, c'est oublier que si l'humain provoque des accidents chaque jour, il en évite aussi beaucoup - et heureusement !

Ceux qui nous vendent actuellement la voiture autonome comme le prochain miracle à atteindre soutiennent en fait que la logique mathématique «pure», à la Vulcain sauce Star Trek, serait plus sûre que le jugement humain potentiellement illogique et défaillant, d'où cet irrésistible besoin de nous retirer le volant, les pédales, les freins et finalement tout contrôle du véhicule.

Il est pourtant des situations intenables, dans la vie courante, pour lesquelles la logique «pure» n'apporte aucune «bonne» solution.

On pourra citer e-robot avec Will Smith où le robot sauve le flic au lieu de sauver l'enfant sur une base de probabilité de survie.

Mais sans piocher dans les films de SF, on pourrait tout aussi bien imaginer un sinistre «classique» où, arrivant sur les lieux, vous découvrez une situation désespérée avec deux enfants en perdition, et par expérience, vous savez immédiatement que vous ne pourrez pas sauver les deux faute de temps, et que si vous hésitez, vous les perdrez tous les deux à coup sûr...

L'indécision n'est pas une option : un choix doit parfois être fait rapidement, sur des bases incomplètes et spontanées, et au final, il ne sera ni bon ni mauvais en soi.

Autre question évidente que pose le véhicule autonome : en cas d'accident, qui sera responsable ?

Soyons certains que le fabricant du véhicule effacera toute preuve d'un défaut le rendant juridiquement responsable.

Et de toute façon, vous n'avez pas lu les 3000 pages du manuel d'utilisation, et notamment le 13ème sous-menu du 3ème écran, menu 5 option 42, pourtant parfaitement explicite sur la conduite à tenir - vous êtes donc coupable de négligence !

Nul n'est censé ignorer le manuel du fabricant qui vous a vendu - pardon : loué - sa merveille technologique !

Mais bordel : où ont-ils caché le gros bouton rouge «Arrêt d'urgence» sur la planche de bord ?

Ah ça y est - j'ai trouvé : c'est le 6ème sous-menu, 6ème option du 6ème écran - ouf, on a eu chaud - heureusement qu'ils pensent à notre sécurité...

Moins drôle : on a vu des malheureux brûlés vifs dans leur tesla parce que les poignées de la voiture, qui ne sont plus mécaniques, étaient en panne électrique.

La législation est heureusement en train de revenir sur ce point précis, mais elle ne ramènera pas les victimes innocentes de ce qui fût, là encore, présenté comme un «progrès», et pour les modèles déjà vendus avec le défaut, de toute façon, on sait qu'il y aura encore des tombes à fleurir...

Apparemment, ça ne semble choquer personne de juste constater que la jeune génération d'ingénieurs et de «designers» n'est plus capable de penser à des sécurités pourtant basiques, pour ne pas dire élémentaires.

Il faut maintenant que le législateur européen, cette bête d'intelligence, ce modèle d'anticipation, ce summum de l'évolution bureaucratique, s'en mêle - c'est dire le niveau pathétique atteint en Europe occidentale, qui se confirme dans les tests de sécurité : quand les voitures chinoises dégotent toutes 5 étoiles, nos constructeurs historiques ne dépassent pas les 3 sur certains modèles - c'est juste honteux !

Vous aurez compris que derrière toutes ces histoires de bagnoles, la vraie question ici est de savoir qui doit contrôler la machine.

Au niveau de nos Logiciels Libres, la réponse est simple et évidente : l'utilisateur final !

Pas les gouvernements.

Pas les fournisseurs.

Uniquement vous !

On a aujourd'hui un nombre effarant de fabricants auto qui sont en train de jouer avec la vie de milliards de gens, et aucun code source libre qui viendrait à minima rééquilibrer la charge de la preuve, et surtout trouver et résoudre les bugs dans les nouveaux véhicules.

Si le progrès était un dogme religieux, la confiance, la béatitude, la naïveté et le conformisme en seraient les fondations.

Pire : même si on avait accès au code source dans nos voitures, quid des mises à jour ?

Car vous pouvez toujours certifier un programme au moment de la vente, mais sachant qu'il sera régulièrement remis à jour dans votre dos, sans le moindre contrôle de votre part, on sait où ça mène...

Il suffit de regarder les MAJ foireuses de windows pour comprendre ce qui se passe quand un fabricant ne maîtrise plus ses logiciels - ça tourne vite au vinaigre, avec des administrateurs qui doivent se battre contre l'éditeur pour garder le contrôle !

Sauf que là, on ne parle plus d'un ordinateur «statique» qui pourrait au pire se suicider en emportant vos photos de vacances : on parle de vies humaines transportées via un moyen automatique, sans possibilité de contrôler quoi ce soit durant la «course», sinon tenter de joindre le service client de la firme, en priant pour que la liaison physique marche, que le standard ne soit pas saturé, et que vous ayez le temps de résoudre le problème...

Plutôt légère la roue de secours... Ah merde : elle a aussi disparu !

Ben oui : vous ne devez plus toucher au véhicule, même pour de la petite réparation.

Parce que pour Bruxelles, nous sommes désormais tous trop bêêêêêêêtes !

Au delà de ces quelques réflexions, on devine bien les autres buts non avouables d'un crédit social qui limitera demain vos déplacements, sans compter le reniflage de braguette en h24, qui est déjà une triste réalité dans les véhicules actuels, où la puce eCall est détournée en limitateur de vitesse.

Autant dans les années 80, Richard Stallman, le «papa» des Logiciels Libres avait déjà compris l'impérieuse nécessite de garder le contrôle sur les machines côté utilisateur, et de ne pas tomber dans le piège commercial des microsoft et apple, qui vous retirent ce contrôle.

Autant aujourd'hui, la confiance aveugle du consommateur dans ses fournisseurs et ses gouvernants fait froid dans le dos !

On pourra certes dénoncer le conditionnement des populations via des merdias sous influence de - il n'en reste pas moins que personne ne vous oblige à acheter une télé, et encore moins à la regarder !

Idem côté radio : les ancêtres d'internet ont vécu !

Le 0 confiance reste la règle absolue face à des firmes qui ne connaissent que la loi du pognon, et face à une UE totalitaire en roue libre, condamnant un Xavier Moreau sans procès - signant la fin de tout état de droit dans notre beau pays !

Enfin, avec des voitures autonomes, inutile de dire que les assassinats politiques à coup d'accidents de la route seront également bien plus simples que par le passé, où il fallait encore bien viser la moto...

Mais au délà de ces considérations, la vraie question que pose finalement les véhicules autonomes se réduit à une simple phrase : où est finalement le progrès ?

Une voiture autonome n'a ni sens ni intérêt pour 99,99% des gens.

Tuer les métiers de taxis et de livreurs (la suite logique dès que le robot bipède sera prêt) n'est pas un progrès en soi : c'est un choix politique assumé de mettre encore des milliers de gens à la rue !

C'est aussi un choix énergivore considérant le nombre de capteurs nécessaires (radars laser, caméras, capteurs capacitifs, ...) et toute la puissance de traitement d'image et de décision en temps réel qu'il faut produire - c'est juste dément quand on multiplie la consommation de tous ces ordinateurs sur roue en millions/milliards de futurs exemplaires !

Imaginez maintenant la panne d'un ou plusieurs de ces éléments du véhicule, au beau milieu d'un passage à niveau dont les barrières se ferment, avec portes évidemment bloquées «pour votre sécurité», et votre véhicule qui, ne sachant quoi faire, se met courageusement à l'arrêt...

C'est beau le «progrès», surtout quand il vous fonce dessus à 300 km/h !

Si vous voulez donc reprendre le contrôle de vos ordinateurs, nos réunions informatisées sont toujours là pour vous accueillir toute l'année, dans un cadre agréable ou sucreries et cafés sont rois !

Ne laissez pas ces fous contrôler vos vies : venez seulement nous voir et commençons déjà par libérer vos ordinateurs de leur emprise !

Ça au moins, ce sera un vrai progrès, et un grand pas pour l'humanité !

Au plaisir donc de vous y retrouver bientôt !

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