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Avertissement : les éditos n'engagent que leurs auteurs respectifs, ni l'ensemble du LUG68, ni les autres associations libristes du département.
Cocori.. cuic !
Mi-avril 2026. Des centaines d'articles annoncent fièrement que « la France veut migrer de Windows à Linux, sur tous les postes de travail, pour garantir sa souveraineté numérique ».
Et les influenceurs d'en rajouter une couche : « la France abandonne Windows pour Linux et l'open source » !
Magnifique me direz-vous.
Sauf qu'entre la propagande gouvernementale et les faits, nous allons voir que le « en-même-temps » ne mène, comme toujours, à rien !
Remarquez déjà que tous ces articles/vidéos oublient volontairement le « GNU » devant Linux, et ignorent superbement les « logiciels libres », remplacés par l'open source industriel.
C'est peut-être un détail pour vous, mais nous, on sait très bien que juste via l’absence de ces termes, on a des escrocs en face, et de la pire espèce : celle des crevards !
On va donc remettre les pendules à l'heure.
Ça fait 18 ans que GNU/Linux est passé grand public et plus personne aujourd'hui ne conteste la maturité du système, face à un os x figé dans le temps, qui enferme ses usagers dans les prisons apple matériel+logiciel, et face à un windows devenu incontrôlable, incapable de se passer d'antivirus, bouffant ses ressources comme un goret, et dont les mises à jour sont toujours plus catastrophiques.
Pour nous, la migration vers GNU/Linux aurait donc du commencer longtemps en arrière.
Si on avait migré 5% du parc chaque année, la France serait aujourd'hui libérée des USA, aurait créé des emplois durables, aurait développé des outils dédiés puissants, et surtout : aurait économisé des milliards d'€ offerts aux yankees pour rien !
Sauf que malheureusement, en 1992, Maastricht nous a fait rentrer dans l'UE, dont la corruption n'est plus à démontrer, et dès lors, les sous-marins de microsoft ont largement eu le temps d'acheter du politique, du journaliste et de l'inspecteur d'éducation nationale « sur étagère ».
Et ce n’est pas de l’exagération de notre part, puisqu’on a bien vu des inspecteurs généraux de l’EN faire leurs petites thérapies de groupe dans les locaux de Microsoft France !
On connaît le résultat désastreux de cette dépendance à la drogue qui ne dit pas son nom : là où l'Allemagne a réussi parfois à garder, et défendre, une certaine indépendance, même à Munich, la France a courageusement baissé son froc devant l'envahisseur, sacrifiant liberté, égalité, fraternité, argent public et souveraineté numérique - Alstom et autres victimes pouvant témoigner de ces clebs qui ont vendu notre pays et nos intérêts dans la plus pure tradition des traîtres au peuple et à la Nation.
Remarquons également que ce n'est pas les valeurs humanistes et démocratiques, propres aux logiciels libres, qui poussent soudainement la France au changement - c'est uniquement le fric, et la soudaine et incroyable découverte que sans indépendance numérique, il n'y a aucune sécurité pour nos données, nos entreprises, et nos emplois.
L'absence du « GNU » dans tous les articles visés est équivoque : on ne vise par un retour à la démocratie pré-Maastricht, possible uniquement hors UESS - on veut juste utiliser ces logiciels dans le bus d'avoir un code source ouvert, pour pouvoir les passer rapidement à l'IA, et vérifier l'absence de toute porte dérobée.
De même, pas un mot sur la distinction entre nos « logiciels libres », où les auteurs lâchent leur bébé dans la nature pour qu'il vive sa vie dans d'autres mains, et « l'open source industriel », où les auteurs gardent la main sur leur bébé, et peuvent à tout moment refermé le code ou imposer d'autres restrictions abusives.
Ainsi, pas un seul article ni une seule vidéo ne cite Richard Stallman, la philosophie des logiciels libres, ou tente la moindre éducation populaire.
Vidéastes opensourcistes ou journalistes mondialistes - même obscurantisme assumé !
Et c'est normal : le mot « liberté » fait peur à nos dictateurs - parce les logiciels libres rendent le contrôle à l'usager, et respectent ce dernier, là où l'open source fait semblant de le rendre...
Maintenant voyons les annonces plus en détail.
On nous parle pour le moment de 250 postes de la DINUM qui passeraient sous NIX OS (remarquez le jeu de mot cocasse en Alsacien) - autrement dit : un volume de machines parfaitement ridicule et anecdotique !
Vous n'avez jamais entendu parler de NIX OS ? Nous non plus. On découvre un OS qui dans l'idée générale isole les applications dans des sortes de conteneurs, mais surtout qui dispose d'un langage déclaratif pour créer des modèles d'installation, permettant donc une gestion plus centralisée de type déploiement Ansible, en plus simple.
Pourquoi pas... Pour un développeur qui veut travailler sur plusieurs version de Python, de PHP, ou autre langage, c'est plutôt intéressant comme approche.
Cela étant dans le monde réel, partir du principe qu'un modèle d'administration serait applicable sur toutes les machines existantes est un paris plutôt risqué...
Comprenez qu'un organisme qui ne fait pas migrer son parc régulièrement se retrouve vite avec des machines de fabricants et de générations différentes, ce qui complexifie grandement l'administration, et demande souvent des petites rustines dédiées pour fonctionner, brisant la belle harmonie de départ.
Vous aurez compris que le choix de NIX OS nous paraît un peu singulier, face à une Debian de base beaucoup plus connue et prévisible, mais nous ne sommes pas sectaires - peut-être est-ce le bon choix ?
En revanche côté bureautique, les sous-marins de microsoft nous annoncent déjà un EU-Office basé sur onlyoffice, et là malheureusement, le choix est complètement stupide, puisqu'onlyoffice se base sur les formats ooxml.
Il ne « délivre » donc en rien du géant de Redmond, contrairement à LibreOffice/Collabora qui fonctionne avec les formats OpenDocument, où là, on est sûr et certain de couper le cordon, et de ne plus dépendre du bon vouloir de l'éditeur américain !
Non seulement LibreOffice devrait être la norme de fait dans nos administrations publiques depuis des années.
Mais surtout : on a bien vu avec la gendarmerie nationale ou le ministère de la Justice que ça fonctionne, et qu'on n'a plus besoin de microsoft.
Alors pourquoi les autres ministères n'ont pas migré ?
Tout le monde connaît la réponse : corruption politique, peur du changement entretenue par les sous-marins, cahiers des charges orientés microsoft trahissant l'intérêt général, carriérisme de bas étage à ne pas vouloir faire de vagues et imposer des changements utiles, etc...
Il y a toujours quelqu'un dans la machine pour saboter le projet, trouver une excuse, et gaspiller l'argent public !
Comment voulez-vous qu'un pays évolue, quand il s'enferme dans des schémas d'un autre âge, à constamment lécher le cul d'un fournisseur, qui n'a plus d'effort à faire puisqu'on lui offre à la fois le monopole de la vente forcée matériel/logiciel en magasin, et encore les marchés publics à coup de grandes régions ?!
Si on avait profité de toutes ces années perdues pour passer nos administrations sous LibreOffice, même sous windows, on aurait déjà fait la moitié du chemin - mais la corruption politique a fait que...
En conclusion, derrière l'effet d'annonce révolutionnaire de type « cocorico d'un jour », la montagne accouche encore une fois d'une souris, et de promesses bien fragiles qui n'engageront que ceux qui y croient.
Dans les faits, nos sans-couilles n'ont pas le courage de rejoindre ces pays européens qui imposent désormais les formats de LibreOffice obligatoires pour tous les types de documents dans leurs administrations.
C'est incroyable de voir à quel point le pays du grand Gal de Gaulle est devenu un repère de lâches et de catins politiques de tous bords !
Il y a clairement des gens dans la machine étatique française en particulier qui ont des intérêts chez microsoft, et qui feront tout, mais absolument tout, pour trahir les français et saboter le plus longtemps possible tout changement en ce sens !
Tant que ces gens là n'auront pas été remerciés à coup de pied dans le cul, on n'en sortira pas.
Et là on ne parle que du défi logiciel/humain.
La souveraineté numérique, c'est aussi le matériel (processeurs, cartes mères, éléments réseau, ...), sachant que l'UESS a massacré nos Alcatel, Nokia, DT, ... sur 34 ans.
Là encore, la France seule pourrait fabriquer son électronique – nous sommes un grand pays, contrairement à ce qu’on nous rabâche à longueur de temps pour nous rabaisser et nous faire peur, et nous avons tous les ingénieurs et les outils de production à portée de main.
Mais là encore, il faut une stratégie à long terme, de l'argent public bien dépensé, et surtout : des politiques qui ont réellement l'intention de défendre leur pays contre l'envahisseur américain - pas des gosses immatures et dérangés qui se déguisent en militaire pour poser sur la photo...
A bon entendeur !












