Quitter le forum et retourner au site

Quand le chapeau rouge demande des sous...

Lieu "à la mode" pour discuter et débattre sur les logiciels libres, les distributions linux, etc...
Avatar de l’utilisateur
le Manchot Masqué
Administrateur du site
Messages : 710
Inscription : lun. 26 mai 2008, 21:05
Distribution : Debian, Ubuntu
Niveau : Moitié plein !
Localisation : Guebwiller

Quand le chapeau rouge demande des sous...

Message par le Manchot Masqué »

Dans la famille GNU/Linux, on trouve deux grands ancêtres : Debian et Redhat, avec chacun leur format de paquet respectif .deb et .rpm.
Debian est une structure associative fonctionnant sur la base d'un contrat social avec élection d'un chef de projet.
Redhat est une structure commerciale rachetée par IBM, donc une entreprise comme une autre destinée à faire du profit.
Redhat vient donc de verrouiller les sources de sa version entreprise, passant en mode payant.
https://linux.developpez.com/actu/34579 ... deception/
A t'elle le droit de le faire ? Bien sûr que oui : si l'entreprise fournit certaines bases sous GPL, en format logiciel libre, elle fait aussi des produits internes en open source industriel. Dans les deux cas, elle a parfaitement le droit de vendre ses produits, libres ou open source, la GPL n'a jamais empêché quiconque de vendre un logiciel libre : "libre" n'est pas "gratuit".
Dans les commentaires de l'article, il est quand même amusant d'en voir certains s'imaginer que Debian est à vendre... Et non : une association n'est pas une entreprise ! C'est là toute la différence, qui fait que Debian reste LA référence pour qui veut rester "neutre" et "indépendant" sur le plan commercial, avec l'inconvénient de ne pas avoir un support direct, et de devoir passer par des sociétés annexes.
Alors que la Ubuntu est basée sur Debian et la Mint sur la Ubuntu, l'équipe de la Mint a bien compris que si demain Ubuntu fermait ses vannes, et jouait au même jeu que Redhat actuellement, il fallait se prévoir une porte de sortie, d'où la Debian Mint, qui cumule les deux mondes.
Bref, si Debian devait disparaître demain, ce serait du seul choix de l'association.
Les choix de plus en plus critiqués de Canonical dans la Ubuntu avec des containers snap fermés ou lieu du flatpak plus ouvert, et des mises à jour "pro", certes gratuites jusqu'à 5 machines pour le moment, mais qui peuvent très bien demain devenir payantes, commence également à interroger dans ce sens.
Et l'envie de repasser sous Debian de plus en plus forte en conséquence.
Le seul réel problème de Debian est sa vitesse : des logiciels à jour à la sortie, mais qui restent dans leur version jusqu'à la prochaine mouture, trois ans plus tard, à moins de truander pour chercher d'autres dépôts, d'utiliser du flatpak, ou de se compiler à la main les nouvelles versions.
Ce temps de recul propre à Debian n'est absolument pas un problème pour faire du serveur. Bien au contraire : c'est une garantie de travailler avec des logiciels éprouvés et stables, qui a fait la réputation de la distribution.
Par contre pour les postes clients, ça peut vite devenir ennuyeux de devoir attendre pour avoir certains logiciels courants à jour. À ce niveau, les containers flatpak sont finalement une solution parfaitement gérable, mais pas encore parfaitement intégrée au niveau du système et des installeurs, même s'il y a des progrès en ce sens.
Bref, le petit drama de Redhat en ce moment n'a aucune incidence ni sur notre fonctionnement actuel, ni sur celui à venir. Il rappelle juste à certains que leurs logiciels libres et open source ont un coût. Et si vous calculez le prix théorique de l'ensemble des logiciels dans une distribution actuelle, en se basant sur des solutions payantes, vous arriverez comme nous à la conclusion qu'en fait, votre distribution GNU/Linux vous assure des milliers d'€ économisés sur la vie de votre machine, sans compter le temps de plus en plus infâme passé, en milieu pro, à devoir gérer des licences propriétaires en montrant à chaque fois patte blanche !
Car s'il est une chose indéniable, c'est qu'une fois sous OS libre, finis les antivirus, finies les pubs à la con toutes les 5 mn pour vous vendre une merde ou une autre, finis les avertissements inutiles et incompréhensibles, finie la prostitution numérique, finis les choix délirants des éditeurs, etc - GNU/Linux ne libère pas que la machine : il libère aussi le cerveau !
Avatar de l’utilisateur
le Manchot Masqué
Administrateur du site
Messages : 710
Inscription : lun. 26 mai 2008, 21:05
Distribution : Debian, Ubuntu
Niveau : Moitié plein !
Localisation : Guebwiller

Re: Quand le chapeau rouge demande des sous...

Message par le Manchot Masqué »

Quant un développeur de Redhat n'a pas compris la grosse différence entre logiciel libre et open source industriel, et qu'il en est encore à mélanger les 2 genres au bout de 20 ans :
https://linux.developpez.com/actu/34591 ... n-paywall/
Répondre