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Les éditos :

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2017 : le retour de la démocratie ?

Pour ceux qui ont suivi l'actualité du libre, 2016 aura vu successivement le recentragre politique de La Quadrature Du Net, puis celui de FramaSoft vis-à-vis de l'Éducation Nationale.

Ces «ras-le-bol» associatifs n'ont pas vraiment été une surprise pour nous. Il faut dire que ces dernières années, il est devenu évident, en informatique, que nos élites travaillent désormais ouvertement contre nous, en «s'abritant» sous les directives d'une Union Européenne totalitaire.

Ce dernier propos peut certes choquer, mais il faut quand même rappeler que les 27 commissaires de la CE n'ont pas été élus par les peuples, mais que les peuples subissent en revanche, et de plein fouet, les lois édictées par ces gens ! En outre, les discours de Mme Reding, appelant les états nations à abandonner toute souveraineté législative à Bruxelles, ne laissent planer aucun doute quand à la suite du démantèlement démocratique en cours.

Autre indice évident qui montre que l'UE est devenue une dictature : après avoir craché sur le référendum français de 2005, beaucoup ignorent que l'UE s'est employée à court-circuiter tout nouveau référendum, et qu'elle est allée plus loin, avec un article 48-6 (procédure accélérée de révision) qui court-circuite carrément le parlement européen, c'est-à-dire la seule assemblée élue des peuples ! À part une «nuit des longs couteaux», difficile de faire pire...

En informatique, ce glissement dictatorial sournois, mais de plus en plus assumé, s'est notamment traduit par une Europe et des gouvernants successifs qui ont tout fait pour tuer le droit à la vie privée, la liberté de choix du consommateur, et sont allés jusqu'à brader la souveraineté même de notre pays à l'OTAN - cf. le reportage de Cash Investigation sur les contrats Open Bar de M. Le Dryan, pour ceux et celles qui auraient râté l'info.

Pire encore : l'Europe s'est interdit tout protectionnisme (numérique ou autre) par ses traités. Et là, il y a un énorme problème que beaucoup d'européistes s'emploient à tout prix à vouloir minimiser. On ne peut pas changer les traités européens : ni les renégocier, ni les supprimer. Il faut l'unanimité des 27 états membres pour le faire, et dans un ménage à 27, il est devenu tout simplement impossible de tomber sur une position commune !

Voilà donc pourquoi nous, les européens, sous le joug de la CE, sommes les idiots du village planétaire, et pourquoi nous n'arrivons pas à nous défendre face aux autres blocs, avec toutes les conséquences économiques et stratégiques que nous constatons, en informatique comme ailleurs. Le fait est qu'on ne peut plus changer l'Europe des 27, et tous ceux qui disent le contraire sont des menteurs. On peut seulement la quitter, comme l'ont fait les anglais, via l'article 50 du Traité de l'Union Européenne.

Pour en revenir à nos associations libristes, LQDN et Framasoft ne sont pas les seuls à lutter contre le pot de fer. On se souviendra également de l'énergie folle déployée par le groupe racketiciel.info sur la vente liée/forcée, avec un résultat final plutôt mince, puisque les lignes n'ont quasiment pas bougé, et ce malgré le formidable travail des associatifs concernés. Se faire rembourser une licence Windows non désirée aujourd'hui reste un acte militant assez rare, quand il est encore faisable, car certains fabricants d'ordinateurs continuent de cracher sur le droit d'utiliser autre chose qu'un OS de «soumission».

Avec la CJUE (Cour de Justice de l'Union Européenne) qui a avalisé la vente forcée du système d'exploitation l'an passé (cf. édito précédent), inutile de se faire des illusions quant au futur du remboursement de l'OS...

Et alors que GNU/Linux est désormais connu et utilisé du grand public, et que l'OS libre connaît une très belle progression, y compris dans nos associations respectives, la seule évolution administrative, sur les 10 ans écoulés, est que le format de bureautique OpenDocument, utilisé par LibreOffice et OpenOffice, est désormais «recommandé» dans le dernier Référentiel Général d'Interopérabilité !

Considérant que ce format aurait du être la norme européenne de fait dès 2008, si Bruxelles n'avait pas botté en touche de peur de se mettre Microsoft à dos, cette maigre et tardive victoire reste bien fragile, pour ne pas dire un peu ridicule. Car entre les intentions et les réalisations effectives, on commence à avoir une certaine expérience des mirages et autres illusions d'optique : tant que le libre ne sera pas clairement la norme par défaut dans notre administration, les bonnes intentions de façade n'engageront toujours que ceux qui y croient...

Un an avant le Brexit, nos amis anglais ont adopté le format OpenDocument pour l'ensemble de leurs administrations, ce qui prouve bien qu'on peut se passer des produits bureautique de Microsoft à l'échelle d'un pays, et ce malgré les discours des bons gros trolls de forum velus, sûrement grassement payés pour «travailler» l'image web de leurs clients respectifs !

Finalement, quand on regarde les trahisons successives faites aux associatifs du libre, on se rend bien compte que quel que fut l'enjeu, sur toutes ces années écoulées, le problème d'adoption en masse des logiciels libres et de GNU/Linux a toujours été politique - aujourd'hui plus que jamais.

A l'heure où GNU/Linux s'utilise comme n'importe quel autre système, avec ses avantages et ses inconvénients propres, les gens ont désormais des libristes dans leur entourage, et n'ont plus peur de se lancer. Il faut dire que le harcèlement continu et délirant de Windows 10 nous a particulièrement aidé. Le vent tourne, et désormais, les gens viennent spontanément vers nous se renseigner, au point qu'on a eu du mal à répondre à la demande croissante du grand public sur nos stands en 2016 - à notre plus grande joie, bien entendu !

En définitive, le monde informatique évolue, mais pas les politiques. Voilà le problème.

Et là, dans quatre mois, l'avenir de GNU/Linux et du libre français se jouera aussi dans nos présidentielles. Face aux valeurs démocratiques sûres que sont les logiciels libres, et l'idée de partage du savoir, véhiculées par M. Richard Stallman et sa fondation GNU, la France arrive bientôt à un carrefour numérique historique, avec seulement deux issues possibles.

Soit nous continuons avec l'Europe, et les GAFAM continueront de gagner du terrain, avec la complicité évidente de nos élus. Le ras-le-bol des associations libristes marque la fin des illusions en la matière, face à la corruption, et à la soumission évidente de nos élites à une puissance étrangère.

Soit nous sortons de l'Europe, et nous pouvons espérer reprendre le contrôle de notre informatique (je ne dis pas que c'est ce qui se passera automatiquement, mais certains indices laissent à penser que les choses bougeront dans ce sens), en plus d'avoir la certitude de reprendre déjà le contrôle de notre pays, et de sauver ainsi notre démocratie !

La bienséance, et surtout le côté apolitique de notre association, m'interdit de vous indiquer le seul parti politique qui s'engage clairement, dans sa charte fondatrice, vers la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN, et qui est interdit d'antenne/de radio, et plus globalement interdit de citation dans tous les grands média francophones. Une preuve supplémentaire et évidente que nous sommes désormais dans une dictature. Mais si cela vous intéresse, vous le trouverez sans aucun problème, en cherchant un peu sur le net avec le mot clé «Frexit», en sachant que son nom abrégé tient sur 3 lettres...

On m'a un jour appris que l'un des fondements de la démocratie est de laisser les gens s'exprimer, même quand on n'est pas d'accord avec leur discours, et de débattre ensuite des idées calmement autour d'une table. Et là, chaque citoyen français pourra constater de lui-même, qu'avec l'omerta médiatique sur ce parti particulier, c'est bien le principe même de la démocratie que l'oligarchie en place est en train de fouler aux pieds !

De toute façon, la vraie information n'est plus dans les grands média depuis longtemps : elle est sur le net, en croisant les données. Donc à ceux qui en ont marre de bouffer de la primaire, et autres guignols pathétiques sortis tout droit du chapeau pour diviser l'électorat, vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Voilà l'état des lieux en ce début 2017. Il n'est ni noir ni blanc : ce sera aux français de choisir leur avenir, et d'assurer les conséquences de leur choix, pour eux, mais aussi, et surtout, pour leurs descendants.

Sinon on ne le dira jamais assez : l'informatique n'est pas qu'un jouet ; c'est aussi une arme terrible quand elle tombe dans de mauvaises mains, en particulier dans les mains de terroristes législatifs, entretenant la peur et l'insécurité, et utilisant tous les prétextes populaires bien pensants pour installer leur régime dictatorial, en toute impunité.

Ceux là avaient bien préparé le terrain en 2007, avec le retrait du «crime de Haute Trahison» de notre Constitution. Certains crieront peut-être au conspirationnisme, mais sérieusement : qu'avaient-ils besoin de retirer précisément le seul article de Loi qui garantissait au peuple français la «fidélité» intrinsèque de ses élus ? Où sont passés les populistes, c'est-à-dire les gens qui travaillent réellement pour le peuple, au sens premier du mot ?

Armé de ces informations, on comprend beaucoup mieux pourquoi, depuis 2007, les trahisons d'état n'ont cessé de se multiplier dans tous les domaines, dont bien entendu le monde du numérique qui est le nôtre. Après tout, si travailler contre l'intérêt du peuple n'est même plus condamnable, pourquoi se priver ?

En tant qu'association libriste, nous avons maintes fois dénoncé ici les abus de nos dealers, et présenté des solutions concrètes pour reprendre le contrôle de nos ordinateurs et de nos vies numériques. Et force est de constater que plus le libre avance et se bonifie, plus nos politiques s'ingénuent à lui coller des bâtons dans les roues, au lieu de l'utiliser et de le promouvoir ! On voudrait tuer les concepts mêmes de liberté, d'égalité et de fraternité, on ne s'y prendrait pas autrement !

Pour nous qui oeuvront depuis 15 ans à libérer les ordinateurs, les réseaux, mais surtout nos semblables des «chaînes invisibles» cachées dans nos appareils et dans le cloud, nous savons depuis longtemps que la liberté n'est pas quelque chose qui vous tombe dans la main. Il faut lutter pour l'obtenir, et lutter encore plus pour la conserver !

Nous espérons donc naturellement que dans quatre mois, les français choisiront la bonne voie, et sauront rappeler à leurs élites qui est le véritable patron !

Sur ce, nous vous souhaitons évidemment joie, santé et bonheur pour cette nouvelle année 2017, et plein de logiciels libres à installer, utiliser et partager avec vos proches !

Au plaisir de vous retrouver dans nos prochaines réunions informatisées ou sur nos stands !

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